[Botanique] La classification des plantes (moderne et classique)

  • Autrefois, les êtres vivants étaient regroupés selon l’observation de leurs caractéristiques morphologiques, anatomiques et chimiques (et qui ignorent donc l’information génétique), sensées être représentatives de leur lien de parenté. Ce système de parenté est la classification classique et la science qui l’étudie s’appelle la taxonomie, l’art de regrouper les êtres vivants en taxons (= en groupes). Elle classait tous les êtres vivants en un gigantesque arbre de la vie, partant d’un unique ancêtre commun, chaque branche représentant une grande famille d’êtres vivants, divisée en branches plus petites.
  • Aujourd’hui, grâce aux progrès de la génétique, on a redéfini plus exactement les liens de parenté entre les êtres vivants : c’est la classification phylogénétique, dite « moderne ». Cette classification recherche une représentation du vivant traduisant son histoire évolutive, elle ne cherche pas à prouver une quelconque supériorité entre espèces. Des groupes entiers d’êtres vivants ont déjà été classés en suivant cette méthode, comme les plantes à fleurs de la classification APG III (2009) (APG pour Angiosperm Phylogeny Group).

 

  • Dans la classification classique, les eucaryotes sont divisés en 4 règnes :
    • les microscopiques protistes (groupe très hétérogène)
    • les champignons et apparentés
    • les végétaux
    • les animaux
  • Le règne végétal est lui-même divisé en 5 sous-règnes :
    • les algues rouges, brunes et vertes (nombre variable selon la classification à laquelle on se réfère)
    • les mousses, alias Bryophytes (15 600 espèces)
    • les fougères, alias Ptéridophytes (12 000 espèces)
    • les conifères, alias Gymnospermes : graines nues (1 000 espèces)
    • les plantes à fleurs, alias Angiospermes : graines couvertes (235 000 espèces)

Les principaux niveaux hiérarchiques sont les suivants :

Règne > Embranchement > Classe > Ordre > Famille > Genre > Espèce > Sous-espèce

La phylogénétique a remplacé les 2 niveaux Embranchement et Classe par un seul : la clade.

La classification botanique
La classification botanique
  • Le genre est le niveau hiérarchique immédiatement supérieur à l’espèce (la boîte qui contient plusieurs espèces). Pour nous les humains (Homo sapiens), notre genre est Homo et nous sommes rangés dans cette boîte avec toutes les autres espèces d’hommes qui ont existé : Homo habilis, Homo erectus, etc.
  • Le mot espèce désigne un groupe d’êtres vivants qui peuvent se reproduire entre eux et donner des descendants fertiles. Si les descendants sont systématiquement stériles, comme le mulet issu de l’accouplement du cheval et de l’âne, alors ce sont donc des espèces proches mais bien distinctes.
  • En botanique, comme dans les autres sciences du vivant, on désigne un être vivant par 2 mots latins reconnus par la communauté scientifique internationale : le nom de genre (1ère lettre majuscule) suivi du nom d’espèce (en minuscule), le tout en italique. On parle d’appellation binominale.

 

Le sous-règne des plantes à fleurs alias angiospermes

Les plantes à fleurs sont appelées angiospermes : du grec « angio » = enveloppe, « sperme » = semence.

Elles disposent d’un avantage évolutif (par rapport aux conifères) de taille qui leur a permis de devenir le groupe végétal dominant aujourd’hui (235 000 espèces) :

  • la fleur permet une reproduction sexuée aidée par le vent ou les insectes pollinisateurs (coévolution)
  • un ovaire enveloppe les ovules et donnera le fruit

Le fruit permet la protection des graines dans une enveloppe et sert de réserve de sucres autour des graines pour aider la jeune plantule à se nourrir pendant les jours suivant la germination, quand elle n’est pas encore capable de se nourrir seule grâce à la photosynthèse faite dans ses feuilles. On dit qu’à ce stade la plantule est hétérotrophe (elle se nourrit d’un autre être vivant, comme les animaux). Le démarrage est donc facilité.

  • On appelle hybride (du grec hybris, union illégitime) la plante issue d’un croisement entre deux genres ou espèces différentes.
  • Le croisement ne peut fonctionner que sur des plantes appartenant au même genre botanique.
  • Les croisements inter-spécifiques et inter-génériques sont rarement fertiles.
  • L’espèce est souvent suivie du nom de l’auteur (en abrégé) qui l’a dénommée pour la première fois :
    Ulmus pumila L (L pour Linné)

 

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