[Notes] Les abeilles

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Reconnaître une abeille

2 paires d’ailes et 3 paires de pattes accrochées sur le thorax.Les pattes, dont l’extrémité porte des griffes et une pelote adhésive.

Famille des hyménoptères comme les fourmis qui suit le cycle classique : l’insecte pond un oeuf qui éclôt en une larve qui devient une nymphe avant de devenir un insecte complet

 Apoïdes :

  • Possède un dard pour piquer
  • Possède de nombreux poils sur la cuticule qui est l’équivalent de notre épiderme mais fait en chitine qui constitue le squelette externe
  • Vit dans des nids

L’abeille semi-domestique (Apis Mellifera) fait partie du genre Apis qui comprend 9 espèces selon leur taille et possède un jabot.
L’espèce Apis Mellifera est elle-même constituée d’environ 25 sous-espèces dans le monde.

La majorité des espèces d’abeilles sont solitaires.

Anatomie de l’abeille

Le nid des abeilles

La complexité des nids est souvent liée à la socialité. Plus les abeilles sont sociales, plus le nid est complexe.

Les alvéoles sont fabriquées à partir de cire excrétée d’une glande par les ouvrières et servent pour l’élevage du couvain (oeuf puis larve puis nymphe) et à stocker la nourriture toute l’année : le miel pour l’énergie et le pollen pour les protéines.

3 types d’alvéoles : les plus petites destinées aux ouvrières, celles des mâles, beaucoup plus grosses et situées en périphérie et enfin les cellules royales fabriquées uniquement au printemps juste avant l’essaimage.

L’assemblage des alvéoles forment des rayons (5 à 10 rayons par ruche) situés au centre du nid.

Chez les abeilles solitaires, l’abeille construit son nid, va chercher du pollen, dépose du pollen dans une alvéole puis pond un oeuf et la bouche avec de la cire sur une dizaine d’alvéoles.
L’oeuf éclot en une larve qui se nourrit de pollen, devient une nymphe puis attend le printemps pour émerger (à ce moment là, l’abeille qui a pondu est déjà morte depuis longtemps).

La colonie d’abeilles

Les colonies d’abeilles comprennent de 15 à 50.000 individus gérés par une seule reine.

Les mâles ou faux-bourdons apparaissent au milieu du printemps et ont pour unique objectif de féconder la reine.

Les castes d’abeilles

Les abeilles domestiques Apis mellifera se répartissent en trois castes.

Le cycle reproductif des différentes castes

Les stades de développement de l’ouvriere

La reine pond entre 150 et 2000 oeufs par jour.

Les oeufs de mâles sont pondus dans des alvéoles spécifques (plus grosses et situées en bordure) et ils ne sont pas fécondés par la reine lorsqu’elle les pond.
Les oeufs fécondés par la reine (grace a sa spermathèque) vont devenir des oeufs femelles qui, en fonction de l’alvéole réceptrice de l’oeuf, vont devenir des ouvrières ou des reines.
La différence entre les deux oeufs est uniquement la nourriture (facteur trophique) :

  • La larve de la future reine est nourrie uniquement de gelée royale
  • Tandis qu’au bout du 3ème jour, la larve d’ouvrière va être nourrie avec un mélange de gelée royale, miel et pollen.

L’essaimage

Au printemps se produit la phase de l’essaimage.

Les ouvrières préparent des alvéoles royales dans lesquelles la reine pond plusieurs oeufs (qui vont devenir des reines) et elles mettent au régime la reine afin qu’elle puisse décoller. Elle quitte alors la ruche avec la moitié de la colonie.

A sa naissance, la première jeune reine parcourt les alvéoles pour piquer avec son dard et à travers l’opercule, les autres reines qui ne sont pas encore nées. Les alvéoles sont alors détruites par les ouvrières.

Puis, environ 5 jours après sa naissance, la jeune reine vierge part se faire féconder par les mâles qui ont quitté la ruche et se sont regroupés à quelques centaines de mêtres de la ruche (‘aire de congrégation de mâles’).

Après s’être fait fécondée par une quinzaine de mâles jusqu’à ce que sa spermathèque soit suffisamment remplie, elle revient à la ruche pour commencer à pondre des oeufs jusqu’à ce qu’elle ait épuisé sa spermathèque au bout de quatre à cinq ans. Elle meurt alors ou est remplacée par une autre reine par les ouvrières.

La production du miel

Une fois posée sur une plante à fleurs (angiosperme), l’abeille en écarte les pétales, plonge sa tête à l’intérieur, allonge sa langue et aspire le nectar qu’elle stocke provisoirement dans son jabot. Du fait de leur anatomie et en particulier de la longueur de leur langue, les abeilles ne peuvent récolter le nectar que sur certaines fleurs, dites mellifères.

Les abeilles peuvent aussi récolter du miellat, excrétion produite par des insectes suceurs comme le puceron ou à partir de la sève des arbres. Il sera utilisé de la même façon que le nectar de fleur (c’est ce produit de base qui est notamment utilisé pour élaborer le miel de sapin).

L’élaboration du miel commence dans le jabot de l’ouvrière, pendant son vol de retour vers la ruche. L’invertase, une enzyme de la famille des diastases, est ajoutée, dans le jabot, au nectar. Il se produit alors une réaction chimique, l’hydrolyse du saccharose qui donne du glucose et du fructose.

Arrivée dans la ruche, l’abeille butineuse régurgite le nectar à une receveuse (trophallaxie), qui, à son tour, régurgitera et ré-ingurgitera ce nectar riche en eau, en le mêlant à de la salive et à des sucs digestifs, ayant pour effet de compléter le processus de digestion des sucres. Une fois stocké dans les alvéoles, le miel est déshydraté par une ventilation longue et énergique de la part précisément des ouvrières ventileuses.
Le miel arrive à maturité lorsque sa teneur en eau devient inférieure à 18 % ; il est alors emmagasiné dans d’autres alvéoles qui seront operculées une fois remplies. Le miel est ainsi stocké par les abeilles pour servir de réserve de nourriture ; en particulier pendant les saisons défavorables, en saison sèche pour les Apis dorsata ou l’hiver pour les Apis mellifera.

Cristallisation du miel

Le miel, liquide à l’extraction, est une solution saturée en sucres et comme toute solution saturée, il cristallise plus ou moins rapidement, en fonction de l’équilibre de ses sucres principaux – fructose et glucose. Plus la teneur en fructose est élevée, plus il restera liquide longtemps (ex. miel d’acacia). Plus la teneur en glucose est élevée, plus il cristallisera vite (ex. miel de colza, ou miel de trèfle). Cet équilibre des sucres dépend de son origine florale, mais n’a pas de lien direct avec sa qualité.

L’aire de bitunage